dimanche 8 novembre – 14h00 – Espace Aventure
animation Philippe Guillet (Muséum de Nantes) – tout public
Chargé de la collection nationale de météorites au Muséum national histoire naturelle, Matthieu Gounelle part régulièrement en mission de collecte dans le désert de l’Atacama. Si ce territoire extrême situé au nord du Chili, est un lieu exceptionnel pour l’observation astronomique, il est aussi par son âge et sa stabilité, depuis des milliers d’années, un “désert de météorites” au coeur duquel se trouve des roches tombées du ciel dont l’ancienneté donne le vertige.
Arpentant cette zone hyperaride depuis plusieurs années, Matthieu Gounelle raconte l’émerveillement permanent qui habite le chercheur/voyageur.

Matthieu Gounelle est professeur au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) et membre junior de l’Institut Universitaire de France. Il est chargé de la collection nationale de météorites. Son premier récit Un ciel de pierre paru chez Gallimard a fait partie de la sélection du Prix Nature Nomade en 2022.

Un désert, des météorites, avec Julien Magre et Alexandra Roussopoulos, éditions Ulmer
Lieu le plus aride de la surface de la Terre, le désert d’Atacama, au Chili, offre une densité exceptionnelle de météorites, qui sont la mémoire de notre Système solaire. En novembre 2024, deux artistes ont accompagné des chercheurs du Muséum et du CNRS sur le terrain à la recherche de pierres tombées du ciel. Ce livre est le récit de la rencontre entre le monde des sciences et celui des arts, entre la terre et le ciel, entre le passé et le présent. Le texte de Matthieu Gounelle, astrophysicien et auteur, se mêle aux peintures d’Alexandra Roussopoulos et aux photographies de Julien Magre, et plonge le lecteur dans cet état méditatif et poétique que les scientifiques éprouvent au cours de leurs recherches. Tenir une météorite dans sa main, c’est toucher du bout des doigts le cosmos, c’est vivre une expérience bouleversante qui nous précipite dans une temporalité et un espace vertigineux.
“Je fais quelques pas dans la lumière éblouissante et tombe sur une grille fermée par un cadenas. Un panneau indique que le sentier qu’elle condamne est réservé aux Ayquiniens. Il mène à une impressionnante vallée au fond de laquelle coule le rio Salado. Des terrasses, de l’herbe très verte et des cultures. Un homme penché sarcle.”
“ À ma connaissance, il n’existe pas de saint patron des chercheurs de météorites. Saint Antoine pourrait faire l’affaire, mais pas vraiment. Les météorites ne sont pas des objets perdus. Sinon par le ciel.”
