L’Inde, une cuisine aux mille parfums

dimanche 8 novembre – 15h45 – espace aventure

animation Christelle Capo-Chichi – public adulte

Originaire du sud-ouest de l’Inde, Zuri Camille De Souza  rend hommage à sa famille et à sa culture en nous embarquant dans un carnet de voyage culinaire simple et généreux. Devenue cheffe, elle fait de sa cuisine une découverte et une aventure des sens.

Après des études en sciences politiques aux États-Unis, Zuri Camille de Souza, originaire du sud-ouest de l’Inde, devient cheffe itinérante et cuisine dans le monde entier : à la villa Médicis (Rome), à Istanbul, à Jéricho ou encore à Marseille, où elle vit. Sa cuisine savoureuse est profondément humaniste ; loin des stéréotypes culturels et soucieuse de l’impact environnemental, elle célèbre la nature, la joie du partage et du vivre ensemble.

Là où le riz sent la fleur de manguier, éditions Ulmer

Des bougainvilliers rouges et des jasmins blancs parfumés serpentent sur les murs des maisons du village ; les palmiers se balancent dans la chaude brise marine, ombrageant les rizières vertes bordées d’une jungle dense. Depuis la cuisine, on entend les feuilles de curry grésiller et on perçoit les mains pétrir la pâte de millet ; dans l’assiette, une salade tiède de tomates confites à l’huile de coco et du piment vert dans des feuilles de curry, à côté d’un gâteau orange-polenta et d’un verre de thé à la citronnelle. 
Zuri Camille de Souza, cheffe itinérante qui cuisine dans le monde entier, nous entraîne au sud-ouest de l’Inde dans le pays de son enfance, entre Bangalore, Goa et Pune, et nous ouvre son carnet de recettes familiales qui, loin des clichés, honore une cuisine délicate, pleine de saveurs et d’émotions, rendant hommage à son héritage culinaire et soucieuse de son impact environnemental. Elle nous propose 50 recettes végétariennes ouvertes sur le monde, généreuses en légumes et en fruits frais, en céréales et en légumineuses. Un éloge de la nature, du partage et du temps long.

La beauté d’une assiette pleine réside dans sa capacité à raconter une histoire, à dérouler un récit au travers ses saveurs. Alors que je me tiens là, au beau milieu de ce marché, et que j’observe les transactions que j’écoute les vendeurs vanter leurs produits avec tant de dévotion et d’enthousiasme, que je respire l’air chaud chargé de toutes sortes de parfums, je perçois avec chacun de mes sens que, peut-être, ces histoires que nous racontons dans la cuisine ont germé sur un marché comme celui-ci, ainsi que dans les champs et les vergers où chacun de ces fruits, de ces légumes, de ces épices et de ces fleurs a été cultivé.