samedi 7 novembre – 19h15 – espace aventure
animation Christine Chaumeau – public adulte
Marcher c’est vivre le paysage, le faire sien avec le corps. En 2019, Pauline et Frédéric s’élancent sur l’un des sentiers les plus sauvages des États-Unis. De la frontière canadienne à la mexicaine, ils parcourent 5000 kilomètres à pied, dans les territoires sauvages des mythiques Rocheuses.
Dans le long récit de ces six mois de voyage, Pauline Quierzy traduit la magnificence de la nature états-unienne et son immensité, mais raconte aussi son histoire et ses transformations.

Diplômée de l’École vétérinaire de Toulouse en 2007, Pauline Quierzy se consacre au soin des animaux, mais surtout à l’exploration des relations que l’homme tisse avec eux. Elle exerce dans des domaines variés tout en parcourant le Maroc, le Mali, le Népal et l’Équateur auprès des éleveurs, chasseurs-cueilleurs et nomades caravaniers. Questionnant le rapport à l’animal en occident, elle se rapproche de la faune sauvage, tâchant de participer activement à la préservation des espaces. Après un Master en sciences politiques de la coopération, Pauline Quierzy mène plusieurs missions d’études de terrain et protection des écosystèmes – principalement sur le continent africain – pour le compte des Nations-Unies.
Grande marcheuse, elle initie son compagnon à la marche au long cours. Ensemble, ils parcourent le Kungsleden, le GR34, le Nakasendō et réalisent la traversée de l’Atlas. Puis en 2019, ils s’engagent sur le Continental Divide Trail (CDT), l’un des sentiers les plus sauvages d’Amérique du Nord.

Il était une fois l’Ouest sauvage, éditions Transboréal
Convaincue que l’harmonie existe bel et bien quelque part, Pauline Quierzy s’élance sur le Continental Divide Trail (CDT), l’un des sentiers les plus sauvages et isolés des États-Unis. Elle entraîne avec elle son compagnon, Frédéric Herbain. En six mois, le couple parcourt 5 000 kilomètres le long de la ligne de partage des eaux, entre les frontières mexicaine et canadienne, découvrant les paysages époustouflants des Rocheuses au Nouveau-Mexique et au Wyoming, dans l’Idaho, le Montana puis le Colorado. Bien plus qu’une épreuve d’endurance face à la puissance des éléments, leur traversée est une formidable aventure nourrie de rencontres, une plongée fascinante dans l’histoire de la conservation de l’Ouest américain et l’enchantement, dans une nature généreuse, d’un retour à l’essentiel. Baignant dans l’immensité, ils redeviennent d’humbles gouttes dans l’océan du monde sauvage.
“Nous nous émerveillons de ce paysage de commencement du monde que la plupart pensent de désolation. Nous allons nous y enfoncer. Loin des routes, il sera plus fascinant encore. On l’appelle El Malpais ou The Bad Land. Cette contrée à laquelle on semble avoir jeté un sort, l’homme l’a souvent contournée, la jugeant hostile.
Cette lave sortie du ventre de la Terre a pourtant enfanté un milieu dans lequel fonge, flore et faune ont eu l’alchimie de s’adapter.
Les lichens se sont installés les premiers. Grâce à leur vertu de décomposition de la roche, d’extraction des minéraux, de fixation de l’azote de l’atmosphère et de constitution de la matière organique, ils ont préparé la venue des suivants. À l’ombre et dans l’humidité des anfractuosités sont arrivées les mousses. Puis le vent et les oiseaux, sur ce lit douillet, ont disséminé des graines; comme on fait des semis au printemps. Les trous laissés par les bulles de gaz sont autant de réceptacles pour l’eau. Ainsi, patiemment, ces terres stériles sont devenues fertiles.”
