Une vie d’apnéiste à la rencontre des cétacés

dimanche 8 novembre – 12h00 – espace aventure

animation Éric Guiho (Muséum de Nantes – public adulte

Apnéiste franco-japonaise, Leina Sato a toujours été fascinée par les cétacés. Passionnée par les relations inter-espèce elle s’investit dans la protection des espèces et leur réhabilitation. Dans Isana, elle partage un témoignage sensible sur sa guérison du “mal de terre”, entre traditions, spiritualités et sciences, en s’inspirant des liens interespèces tissés depuis des générations à différents endroits du globe. Elle questionne notre relation au monde vivant.

Leina Sato est une apnéiste franco-japonaise. Attirée par les cétacés depuis qu’elle est enfant, elle quitte Paris à l’adolescence pour s’installer sur l’île d’Hawaï. Leina Sato pratique quotidiennement la plongée en apnée et côtoie dauphins, baleines et requins sauvages. Une véritable communication s’est établie entre eux.
Passionnée par la relation inter-espèces, elle initie au Japon le Projet Anima, en soutien aux cétacés, avec la conception d’un centre de réhabilitation des dauphins sortant de captivité. Elle co-écrit avec Olivier Maurel le texte « Le retour de la baleine », paru en 2023 dans l’ouvrage collectif Les Utopiennes, des nouvelles de 2043, aux éditions La Mer Salée. 

Isana, sagesse des cétacés et traditions animistes japonaises, éditions Actes Sud

Au Japon, Isana est le terme ancien pour nommer une baleine. Cette créature mythique contée dans les poèmes, à la fois crainte et vénérée par les hommes qui pratiquaient autrefois la chasse traditionnelle sacrée, perpétrée par des lignées de tribus mériennes disparues. Mais aujourd’hui la chasse se poursuit sur des bateaux usines et la tradition a été supplantée par l’industrie… À travers ce témoignage sensible, l’apnéiste franco-japonaise Leina Sato livre une quête personnelle générée par son “mal de terre”. Au fil de ce chemin de guérison émerge une enquête empirique entre traditions, spiritualités et sciences, du Japon à Hawaï, en passant par Bali et le Sri Lanka, où l’on redécouvre les liens interespèces que nous tissons depuis la nuit des temps avec le peuple des cétacés. Telle une traversée initiatique, plongeant dans les profondeurs des eaux intimes, le récit s’inscrit progressivement dans une réflexion sur notre relation à la biosphère, nourri par un sentiment de responsabilité et de solidarité vis-à-vis du Vivant.