Grandir dans le Sahara occidental

dimanche 8 novembre – 15h45 – espace vagabond

animation Caroline de Benedetti – public adulte

En suivant le quotidien de lycéens sahraouis, le roman de Nicolas Rouillé explore la situation dans le Sahara occidental. L’histoire méconnue d’un territoire colonisé où les enjeux sont nombreux, est abordée par les yeux Daha, Maalouma, Otman et leurs camarades qui, à la veille des vacances scolaires, en pleine Coupe d’Afrique des Nations, choisissent de ne pas se résigner à la prison ou à l’exil mais à la défense de leur droit.
Nicolas Rouillé dresse un portrait sensible et percutant au cœur de notre monde contemporain.

Nicolas Rouillé fait ses études à Toulouse avant de tout plaquer pour partir en voyage. Il s’aventure dans les anciennes républiques soviétiques, puis en Inde et au Pakistan avant de poser son sac à dos en Indonésie pendant deux années. De retour en France, il se lance dans l’écriture. Il trouve la matière de ses récits et romans dans les enquêtes qu’il mène sur des terrains variés :  en Papouasie occidentale avec Timika. Western papou (Anacharsis, 2018), dans des squats avec Le Samovar (Demain les flammes, 2022), en maison de retraite avec T’as pas trouvé pire comme boulot ? (Lux, 2023), ou encore dans l’Aude avec son ouvrage sur la mine de Salsigne L’Or et l’Arsenic. Histoire orale d’une vallée minière.

Laâyoune, en attendant, éditions Anacharsis

Daha, Maalouma, Otman et leurs camarades terminent l’année au lycée Tanmiya de Laâyoune, au Sahara occidental. L’humiliation infligée à l’un d’entre eux par un professeur marocain au prétexte de ses origines sahraouies les tire de leur torpeur et les renvoie brutalement à leur condition de colonisés. Au rythme des matchs de foot de la Coupe d’Afrique des nations, terrain d’affrontements géopolitiques, la petite bande d’amis prépare sa riposte.
Déjouant l’ombre portée d’un passé qui voudrait les condamner à la résignation, la prison ou l’exil, ils cherchent leur route dans un temps suspendu, dans l’attente d’une lointaine indépendance.

Nous sommes un caillou dans la babouche du Makhzen, un caillou qu’il n’arrive pas à déloger depuis plus de quarante ans, mais dont les arêtes perdent de leur tranchant à force de se faire marcher dessus. Nous sommes un caillou qui se désagrège au fil du temps, bientôt nous ne serons plus que du sable. Un peu de sable dans la chaussure, à force, on ne s’en rend même plus compte.