Chant d’amour à l’Iran

samedi 7 novembre – 15h45 – espace aventure

animation Émeric Cloche – public adulte

Le travail de photographe de Kares Le Roy est une véritable invitation au voyage. Depuis une dizaine d’années, il explore l’Asie et le Moyen-Orient et dresse un portrait sensible et lumineux des habitant.e.s et des paysages qu’ils et elles habitent.
L’Iran a particulièrement passionné Kares. Loin des questions d’actualités géopolitiques, le photographe a imaginé son livre, Iran, comme un voyage dans un pays aux mille visages, un véritable hommage à l’ancien empire perse et à son peuple. Entre poésie et mythologie, Kares Le Roy dresse dans cet ouvrage une série de portraits, de scènes de vie et de paysages qu’il est parti réaliser durant dix années jusqu’aux confins de ce vaste pays.

Kares Le Roy a passé ces dix dernières années à voyager en Asie. À pied, à cheval, à moto, à l’arrière d’un bus ou dans son véhicule, il a sillonné les lieux les plus isolés, photographié les peuples parmi les plus méconnus d’Orient. Il passe désormais plus de temps en Perse et en Asie centrale que dans son pays natal. Cette région est devenue son territoire de prédilection. 
À 38 ans, il a déjà à son actif des projets conséquents : trois livres, un film court et deux documentaires tous issus de voyages au long cours invitant lecteurs et spectateurs à découvrir les habitants autant que les paysages.

Iran immortel, éditions Elytis

Aujourd’hui encore, peu de photographes ont la possibilité de réaliser de longs reportages photographiques en Iran. Kares Le Roy fait partie de cette poignée de témoins permanents qui vivent une partie de l’année sur place. De fait, il a pu sillonner le pays à la rencontre de ces territoires reculés, notamment le Balouchistan, croiser leurs habitants et partager un temps leur quotidien. Dix ans durant, il a effectué un travail photographique inédit sur la vie quotidienne, les grandes cérémonies religieuses, les paysages étonnants, l’architecture singulière et tout l’imaginaire autour de cette culture millénaire.
Dans ce livre qui manquait à la bibliographie sur l’Iran, Kares Le Roy dresse un portrait amoureux de ce pays fascinant. 

Depuis, je suis retourné en Iran au moins une fois par an, aussi bien pour rendre visite à mes nombreux amis que pour y photographier les tribus disséminées dans le pays ou les cérémonies qui rythment le calendrier persan. Du premier jour de l’année, durant lequel le feu se lève pour Norouz, à la période du deuil de muharram, en passant par le mois saint et le jeûne du ramadan, j’ai vécu intensément chaque saison. J’ai souffert de la chaleur en été dans le grand Kavir. J’ai vu brûler les terres déchiquetées du Baloutchistan à l’automne. J’ai respiré à l’approche de l’hiver l’air frais des montagnes du Zagros. J’ai vu le pavot fleurir et admiré les rizières de la province du Gilan au printemps. Que ce pays est beau !