dimanche 8 novembre – 10h15 – espace aventure
animation Julia Passot – public adulte
À bord de Yuzu, Martin, Aïda et leur fils de un an, s’embarquent pour une traversée de l’Atlantique. Une grande aventure que le romancier retransmet avec grâce, décrivant les splendeurs du voyage sans omettre, les galères, les erreurs et les angoisses qui ponctuent un tel périple. Un récit de mer lumineux et doux qui invite à vivre ces rêves.

Martin Dumont est écrivain et architecte naval.
Il a passé son adolescence à Rennes et il s’est épris très jeune de l’océan et de la voile. Auteur de quatre romans, il signe au printemps 2026 Prendre le large récit d’une traversée de l’océan Atlantique en voilier.

Prendre le large, éditions Les Avrils
Comment naît un projet ? Qu’est-ce qui nous pousse à mettre le clignotant et sortir de l’autoroute ? Est-ce un déclic, une seconde de lucidité ? Ou s’agit-il au contraire d’une lente inflexion ? Un jour, Martin et Aïda prennent deux décisions : faire un bébé et partir un an sur l’Atlantique, en voilier. Progressivement, ils quittent leur emploi, vendent leur appartement, achètent Yuzu, leur bateau. Un enfant naît, et déjà, il est l’heure du départ. Accompagnés d’un petit équipage, ils hissent la voile. De Lorient aux Caraïbes, une année en suspension guidée par les humeurs de la météo, l’âpreté des flots, la grâce des paysages et l’envie de vivre ensemble.
“Cap à nouveau vers l’ouest, direction l’île de La Gomera. Le Teide coupant le vent du nord, nous avançons au moteur sur une mer sans rides. Je somnole à la barre. Aïda lit, allongée à l’avant, Charlie est à la sieste. Sur l’horizon La Gomera n’est encore qu’une ombre. Une légère brise se lève et j’en profite pour envoyer de la toile. Yuzu glisse sous un soleil de plomb, grand voile et génois dehors. Il n’est pas encore midi quand j’aperçois au loin des éclats blanc à la surfcae de l’eau. À quelques centaines de mètres, l’étrange remous paraît s’intensifier. Je pense à un banc de poissons, des thons en chasse peut-être, mais plus nous avançons plus la tache écumante paraît s’étendre à l’infini. Je me redresse et saisis le gouvernail. Dans trois longueurs nous serons dans le bouillon. Je comprends à l’instant où une violente rafale couche le voilier.”
