dimanche 8 novembre – 12h00 – Espace Vagabond
animation Christine Chaumeau – public adulte
Isolées dans l’hémisphère nord ou en archipel dans le sud, entourées de récifs ou de coraux, paradisiaques ou désolées, les îles fascinent. Le sentiment insulaire intrigue les terriens que nous sommes, nous aimerions nous aussi y goûter, en être un peu. Rose Aries a parcouru le monde, d’île en île, en questionnant cette fascination, interrogeant l’insularité, comparant ses expériences à la littérature.
Elle nous invite à un voyage érudit, de bout de terre en bout de terre.

Diplômée d’une formation scientifique, Rose Aries est auteure et journaliste. Elle a vécu durant cinq ans en Polynésie française, et parcouru pendant plusieurs années la région du Pacifique sud, avant d’étendre son inclination pour les îles à tous les océans. Elle collabore à plusieurs magazines spécialisés dans les voyages, l’agriculture et l’alimentation.

Ce que les îles font de nous, éditions Les corps conducteurs
Il y a vingt-cinq ans, Rose Aries est partie vivre à Tahiti pour prendre de la distance avec une famille qui protégeait ses secrets plutôt que ses enfants. Là-bas, elle éprouve le sentiment insulaire, ou ce que signifie le fait d’habiter dans une île. Depuis cet épisode fondateur, elle n’a cessé de parcourir le monde, d’île en île, de rencontres en découvertes. Et elle essaye de comprendre : qu’est-ce qui nous enchante, nous guérit, nous console, dans les îles ? Pourquoi ces terres des confins, même arrimées à un continent, sont des lieux où tout nous semble possible ? En quoi la contemplation de l’horizon constitue-t-elle un appel à aller de l’avant ? En bref : quels sont, au juste, les contours du sentiment insulaire, et comment les îles nous réparent ?
Ce que les îles font de nous est un texte vagabond et érudit qui nous donne à voyager autant qu’à penser. Il s’adresse à tous les êtres qui ont un jour rêvé de prendre le large, qui ont l’espoir de se réinventer, ou qui ont déjà trouvé l’ailleurs auquel ils aspirent.
“Partir ne revient pas seulement à échapper à son milieu, il s’agit aussi d’aller chercher la part inconnue en soi.”
“Par dessus tout, l’île “guérit”, davantage qu’aucun autre “dehors”, car sa finitude a toujours vue sur l’horizon, comme autant d’appels à aller de l’avant, à poursuivre le chemin.
Je n’ai pas la prétention d’être exhaustive sur le sujet, je ne suis ni aventurière, ni collectionneuse. J’aime les îles. J’ai la chance aujourd’hui de pouvoir les suivre à travers le monde. Tahiti reste pour moi la première, celle qui m’a le plus appris, et donc celle sur laquelle se fonde cet essai.”
