Construire un feu, lecture-scénique

Dimanche 7 novembre à 12h15 – à l’amphithéâtre

Construire un feu est un texte emblématique de la bibliographie de Jack London. Avec une écriture épurée et tranchante, l’écrivain narre le voyage d’un homme mal préparé dans le froid glacial du Yukon, sous l’œil passif d’un chien plus au fait que son maître des dangers qui les menacent dans ce grand nord gelé.

En 2007, l’auteur de BD Christophe Chabouté adapte cette histoire en images et en récitatifs en s’attachant à conserver la grande nudité du paysage et le silence qui y règne. C’est cette adaptation BD qui a séduit le comédien Bertrand Rabaud de la Compagnie Bande de sauvages. Avec la complicité de Anne-Line Drocourt (créatrice sonore), il propose au public une lecture-scénique qui le plonge littéralement dans les pas de cet homme perdu dans l’enfer blanc du Grand Nord.

Bertrand Rabaud

Depuis 2017, Bertrand participe au festival Nature Nomade avec la B.I.L.E…
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Jack London

Jack London est un écrivain et journaliste américain, né à San Francisco en 1876. Auteur prolifique, un grand nombre de ses écrits est devenu un classique de la littérature d’aventure. A travers ses récits et ses romans, très souvent inspirés de sa propre vie, Jack London marque son engagement politique et social, et fait voyager son lecteur du grand nord aux îles Pacifique, en passant par les bas-fonds londoniens.

Christophe Chabouté

Christophe Chabouté est auteur de bande dessinée depuis 1998 et la parution de Sorcières, son tout premier album. Depuis, il fait partie des grands noms de la bande dessinée. Ses dessins en noir et blanc, et ses personnages aux grands yeux tristes font partie intégrante du paysage BD francophone. Que ce soient dans ses scénarios originaux ou dans ses choix d’adaptation, Christophe Chabouté choisit de mettre en scène l’âme humaine et ses tourments.

Les livres

En dessous de lui s’étendait le Yukon, large d’un mille et prisonnier sous trois pieds de glace. Et cette glace elle-même était ensevelie sous trois pieds de neige. Toute cette neige immaculée était agitée de molles ondulations à l’endroit où des blocs s’étaient formés lors du gel du fleuve. Vers le nord et vers le sud, aussi loin que son œil pouvait porter, c’était partout une blancheur infinie, à l’exception d’une mince ligne sombre qui serpentait du sud au nord, contournant deux îles couvertes d’épicéas, avant de disparaître. Ce trait sombre, de la minceur d’un cheveu, était la piste – la piste principale -qui conduisait vers le sud, à cinq cents milles, vers le Chilcoot, Dyea et l’eau de l’océan, et vers le nord, à soixante-dix milles, à Dawson, puis, à un millier de milles, à Nulato, pour finir à Saint-Michaël, sur la mer de Béring, un millier et demi de milles plus loin.

Construire un feu, Jack London, éd° Phébus Libretto, 2007, éd° originale 1902