Le prix Nature Nomade

Le festival a créé le Prix Nature Nomade. Il récompense une œuvre qui invite son lectorat à l’évasion, au voyage et à la découverte.

Le projet

Le Festival propose aux membres de l’association Nature Nomade  de participer au Prix Littéraire Nature Nomade. Le jury, composé de 12 membres, s’engage à lire 6 œuvres littéraires sélectionnées par les libraires de La Géothèque (librairie partenaire du festival). Il doit élire son lauréat en septembre.
Pour participer, il faut être membre de l’association Nature Nomade. Si vous souhaitez devenir membre du jury vous pouvez nous contacter à cette adresse.

L’esprit du Prix

Depuis 2017, le festival Nature Nomade invite le public à découvrir le voyage à travers des œuvres littéraires. Quelque soit son genre, l’œuvre doit être une invitation à la découverte d’un paysage et de ses habitants, humains, animaux ou végétaux.

Les 6 œuvres choisies sont lues et jugées par des membres de l’association qui n’ont jamais participé à un prix littéraire et ne travaillent pas dans le monde du livre. L’idée première de cette composition interne est de resserrer les liens entre les bénévoles à travers des discussions et des échanges autour de la littérature. C’est également l’occasion de montrer que le voyage peut-être partout, sous diverses formes.

La sélection 2022

Présentation de la sélection 2022 au jury

Les veilleuses, Solenn Bardet, éd° Robert Laffont

Résumé : Tulipamwe naît chez les Himbas de Namibie, d’une mère autochtone et d’un père français – un conseiller spécial de la cellule africaine, toujours pressé de retrouver les couloirs du Quai d’Orsay.
Tulipamwe grandit sur cette terre qu’elle chérit, mais aussi à Paris, par intermittence, riche de sa double origine. Au fil des années, la question de ses appartenances devient plus complexe et dérangeante. La découverte d’un génocide perpétré dans le Sud-Ouest africain allemand au début du XXe siècle ajoute à sa confusion.
Bientôt, cependant, comme pour l’aider à se définir, un projet gouvernemental de barrage est annoncé, qui menace la vie de sa communauté semi-nomade.
Teinté de réalisme magique, Les Veilleuses est un roman d’apprentissage, l’histoire d’une adolescente incertaine destinée à devenir une de ces femmes puissantes capables d’assumer une existence hors norme et de porter la voix de tout un peuple.

Dans les bras de la Volga : une aventure russe, Adrien Clémenceau, éd° Transboréal

Résumé : Pendant près de trois mois, de la fin août à la mi-novembre 2019, Adrien Clémenceau a descendu dans son intégralité la Volga, depuis sa source sur le plateau du Valdaï jusqu’à la mer Caspienne. Ce voyage de plus de 3 500 kilomètres sur le plus long fleuve d’Europe est d’abord une aventure personnelle, témoignant d’une détermination et d’un engagement physique exceptionnels. Mais il est surtout l’occasion de raconter la Russie d’hier et d’aujourd’hui. À en croire la fable, la Volga, gigantesque et magistrale artère, contient tous les secrets de la terre et de l’âme russes. C’est en plongeant quotidiennement sa pagaie dans les eaux du fleuve qu’Adrien Clémenceau les découvre un à un et, multipliant les bivouacs, croisant bêtes et hommes, franchissant les obstacles, s’en ouvre au lecteur.

Un ciel de pierres, voyage en Atacama, Matthieu Gounelle, Frédéric Pajak, éd° Gallimard

Résumé : Tout dans l’Atacama tend à disparaître. L’horizon d’abord, et les ombres qu’on aperçoit à peine. Les météorites que nous enlevons à la Terre. Les Changos, exterminés sans lutter, brisés par la variole et le catholicisme, les mines et l’alcoolisme. Et puis les opposants à la dictature de Pinochet dont les os fragmentés, bien qu’invisibles, se dressent à l’horizon comme des pierres sacrées, livides et n’oubliant rien.Quant à savoir pourquoi ces histoires de disparus me touchent tant, moi dont la famille n’a rien à voir avec l’Amérique latine ni avec le militantisme politique, je ne sais pas tout à fait. Sinon que quelqu’un manque. Et que cette personne qui manque c’est elle que je cherche, en même temps que les météorites. M.G.

Le mystère de l’île aux cochons, Michel Izard, éd° Paulsen

Résumé : L’île aux Cochons, perdue au sud de l’océan Indien, est observée pour la première fois en 1772. Terrain de chasse des phoquiers et des baleiniers au XIXe siècle, elle a été quasiment oubliée au siècle suivant. En 1982, lors de la toute dernière visite, sa colonie de manchots royaux était la plus grande du monde, avec plus d’un million d’individus. Quarante ans plus tard, 90 % d’entre eux ont disparu. Pourquoi ce déclin brutal ? Une épidémie aurait-elle décimé ces oiseaux dont le système immunitaire est fragilisé par l’isolement ? Est-ce le fait d’un prédateur particulièrement invasif ? Le réchauffement climatique pourrait-il être tenu pour responsable de cette tragédie ?
Le grand reporter Michel Izard, auteur d’Adélie, mon amour, livre le récit de cette enquête scientifique et raconte l’histoire de l’île depuis sa découverte, le périple des explorateurs qui l’ont approchée, la vie des chasseurs qui l’ont abordée, la survie des naufragés qui s’y sont réfugiés. Un voyage dans le fracas des mers australes.

Au-delà de la mer, Paul Lynch, éd° albin Michel

Résumé : Malgré l’annonce d’une tempête, Bolivar, un pêcheur sud-américain, convainc le jeune Hector de prendre la mer avec lui. Tous deux se retrouvent vite à la merci des éléments, prisonniers de l’immensité de l’océan Pacifique. Unis par cette terrifiante intimité forcée et sans issue, ils se heurtent aux limites de la foi et de l’espoir, à l’essence de la vie et de la mort, à leur propre conscience.
Dans ce face-à-face d’une intensité spectaculaire, Paul Lynch explore la condition humaine avec une force digne d’Hemingway ou de Camus.

Nanuq, celle qui erre toujours, James Raffan, éd° Arthaud

Résumé : Nanuq, l’ourse polaire, arpente son territoire et chasse les phoques dans la baie d’Hudson. Pendant des millénaires, ses ancêtres ont occupé cette grande étendue, évoluant aux côtés des humains dans l’un des habitats les plus inhospitaliers de la planète.Aujourd’hui, ce monde jusque-là immaculé est en danger. Dans les terres et les eaux de l’Arctique, du pétrole a été extrait et déversé; le réchauffement climatique fait disparaître la glace de mer dont Nanuq et ses petits ont besoin pour chasser. Les ours sont repoussés sur la terre ferme, remettant en cause le délicat équilibre territorial entre eux et leurs voisins humains.Dans une prose précise, James Raffan emmène les lecteurs sur les pas de Nanuq. En concentrant son objectif sur cette famille d’ursidés, Raffan comble le fossé entre les humains et les ours et nous fait réfléchir à ce qui pourrait être fait pour ce monde fragile avant qu’il ne disparaisse définitivement.

 

Précédentes sélections

2021

Le Lauréat 2021