Jean-Paul Le Bihan

© Jean-Jacques Verlet-Banide

Né en 1944 à Saint-Brieuc, Jean-Paul Le Bihan, professeur d’histoire-géographie au lycée de Quimper, pratique l’archéologie à titre bénévole depuis 1970. Il devient archéologue de la Ville de Quimper en 1983, ceci jusqu’en 2009, année de sa retraite.

Depuis 1988, il travaille sur le site protohistorique et antique de Mez-Notariou sur l’île d’Ouessant, et depuis 1990, il dirige le Centre de recherche archéologique du Finistère. Il consacre ses recherches à la commune de Quimper.

En 1986 et 1993 il monte les expositions internationales archéologiques dédiées Au temps des Celtes et à Rome face aux Barbares au Centre culturel de l’Abbaye de Daoulas. Il développe une recherche méthodologique applicable aux sites complexes et, sur ce thème, entame en 1996 collaborations et échanges réguliers avec des équipes d’archéologues du sud de la Russie et de l’université de Rostov-sur-le-Don. Ainsi, il participe à des fouilles et à de nombreux colloques en Russie et également en Abkhazie.

Outre de nombreuses contributions scientifiques dans les revues spécialisées, Jean-Paul Le Bihan écrit sur son travail d’archéologue. En 2010, il publie Un archéologue, entretiens imaginaires à Rostov, en édition bilingue, puis en 2015 Un archéologue en Russie au temps de Boris Eltsine, journal de bord de deux campagnes de fouilles sur les rives du Don et plus récemment, en 2019 Archéologue. Hasard et destinée, récit de sa vie en archéologie.

Jean-Paul Le Bihan est également poète, romancier et écrivain voyageur. C’est pour cette dernière casquette qu’il vient à Nature Nomade parler de son dernier récit de voyage paru en 2019 : Regards sur l’Altaï, la montagne d’or aux éditions Géorama ; un voyage dans les confins de la Russie, de la Chine et du Kazakhstan avec le regard original de l’archéologue pour décrire les lieux, les peuples et leur histoire.