CLARA ARNAUD

© Gaïa éditions

Clara Arnaud est une écrivaine voyageuse. Son premier récit Sur les chemins de Chine, elle l’écrit à 22 ans. Elle y raconte une longue traversée de l’Ouest de la Chine à pied, avec deux chevaux de bât. Un voyage au pas, à travers les hauts plateaux tibétains et les territoires ouïghours qu’elle raconte avec talent et chaleur, mais sans laisser de côté les questions que soulèvent le fait de voyager dans un pays totalitaire.

En 2016 elle récidive avec Au détour du Caucase. Cette fois-ci elle traverse, toujours à pied et accompagnée d’un cheval de bât, l’Arménie et la Géorgie. C’est à nouveau la traversée de terres rocailleuses et des rencontres pleines de chaleur dans une région du monde marquée par la violence de l’Histoire européenne et dont les cicatrices sont loin d’être effacées.

Entre ces deux récits de voyage, hymnes à la lenteur, Clara Arnaud travaille sur des projets de développement international, et mène ses premières missions au Sénégal, au Bénin et au Ghana, avant la République Démocratique du Congo. Cette dernière lui inspire son premier roman, L’orage, qui se déroule à Kinshasa. Ce roman choral explore toutes les facettes d’un pays fiévreux à travers toute la société congolaise.

Aujourd’hui, Clara Arnaud travaille au Honduras. Cette nouvelle découverte lui fournit la matière de La verticale du fleuve, nouveau roman qui, sous la même forme que L’orage, questionne les enjeux politiques et les aléas climatiques d’une modernité “verte”, et le prix à payer pour les indiens.