ALTAÏ, LA MONTAGNE D’OR

Dimanche 7 novembre à 18h30 – à l’amphithéâtre

Au sud de la Sibérie et sur 2000 km s’étend une chaîne de montagnes qui fait le trait d’union entre la Russie, le Kazakhstan, la Mongolie et la Chine. Dans cette chaîne, la nature vierge garde sa richesse originelle et sa variété du règne animal et végétal, au point qu’en 2020, la partie occidentale a été reconnue comme réserve de biosphère par l’UNESCO.

Jean-Paul Le Bihan a arpenté ses monts, ses plaines et ses hauts plateaux en portant un regard pluriel. Celui de l’archéologue raconte l’histoire ancienne et incroyablement riche de ce bassin de population, l’un des plus anciens d’Asie du Nord. Celui du géographe épouse le paysage, et décrypte son évolution dans le temps et le fragile équilibre du vivant qui l’habite. Les yeux du photographe captent le mode de vie particulier des peuples qui vivent entre modernité et tradition, à la fois préservé et secoué par des enjeux géopolitiques récents, notamment le tracé des nouvelles routes de la Soie. Enfin, la plume de l’écrivain et du poète raconte avec délicatesse ce voyage à flanc de montagne.

Découvrez donc cette région secrète, presque mythique, que l’on voudrait visiter tout autant que protéger.

Jean-Paul Le Bihan

© Jean-Jacques Verlet-Banide

Né en 1944 à Saint-Brieuc, Jean-Paul Le Bihan, professeur d’histoire-géographie au lycée de Quimper…
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Le livre

“Au cours de ces périples, portant des toasts, échangeant avec mes hôtes, tentant de me faire comprendre, j’ai souvent risqué et usé de la comparaison entre l’Altaï et une île; sans grand espoir d’être compris par mes interlocuteurs, des terriens, des continentaux ignorants de la puissance des immensités maritimes et de toute réalité insulaire. Pour ma part, je songeais à l’océan des steppes que j’avais dû traverser pour les rejoindre par une navigation aux étoiles, à des tempêtes d’écumes et de sables, à des guetteurs dans les huniers, criant, enfin, “Terre, terre !” à l’approche des cimes, au plaisir de trouver ici de l’eau, de la nourriture et des hommes, le repos, l’élévation de l’esprit, peut-être les oracles, avant de repartir. Entourée par la terre, puisqu’aussi bien l’Altaï est la région du monde la plus éloignée de tout océan.”

Regards sur l’Altaï, la montagne d’or, Jean-Paul Le Bihan, éd° Géorama, 2019